Accueil Coup de coeur de l'année 2018 Chronique :  » Tortues à l’infini  » – John Green.

Chronique :  » Tortues à l’infini  » – John Green.

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Genre : Jeunesse

Éditeur : Gallimard Jeunesse 

Date de parution : 10 octobre 2017 

Nombre de pages : 338

Ma note : 19/20

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Synopsis : Aza Holmes, 16 ans, a tout pour être aimée et avoir un bel avenir, mais elle a grandi avec une pathologie psychique. Qui est-elle, où est-elle, lorsque la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles s’empare d’elle ? Vous aimerez Aza, qui raconte sa propre histoire, vous aimerez sa meilleure amie Daisy la tornade, et son peut-être amoureux Davis, fils d’un milliardaire mystérieusement disparu. Un trio improbable qui va mener l’enquête, et trouver en chemin d’autres mystères et d’autres vérités…
Mon avis : Lorsque ce livre est sorti, il n’était pas prévu du tout que je le lise, je n’avais pas tellement aimé les autres livres de John Green donc je ne pensais pas que celui-ci serait différent. Et pourtant…
Ce livre m’a aidé à un point inimaginable, il est l’un des meilleurs que j’ai lu jusque maintenant. Je remercie l’auteur pour avoir accepté de nous livrer un bout de son histoire,je pense sincèrement qu’elle pourra en aider plus d’un. 

Nous rencontrons donc Aza Holmes qui est une jeune fille de seize qui a à peu près tout pour être heureuse sauf qu’elle ne l’est pas réellement ; cette dernière a un trouble psychique suivi d’un trouble de l’anxiété qui lui rend l’existence très compliquée. Je me suis beaucoup identifiée à Aza, c’est un personnage courageux qui tente de combattre les pensées qui la terrasse de part en part, elle tente tant bien que mal de s’accrocher à cette vie qui lui est promise. Elle souhaite plus que tout au monde que cela s’arrête, elle n’en veut plus, n’en peut plus et pourtant, se bat continuellement pour ne pas se laisser complètement emporter. Aza sait qu’elle peut compter sur son entourage mais elle se dit qu’ils ne vont pas la comprendre, qu’ils ne peuvent pas la comprendre parce qu’ils ne vivent pas ce qu’elle vit au quotidien. Notre héroïne compare ses troubles à un tunnel tout noir où il est impossible de se repérer, impossible de s’échapper et c’est exactement cela. 
Je n’ai pas su apprécier la meilleure amie d’Aza, Daisy, elle est en quelque sorte son contraire mais, on a l’impression qu’elle ne se rend parfois pas compte des propos qu’elle tient devant Aza ou même sur Aza. Certes, ce ne doit pas être facile de vivre au quotidien avec une personne ayant les problèmes d’Aza mais, je ne pense pas que ce soit une raison pour dire certaines choses. Néanmoins, ce personnage est très réaliste, John Green nous dépeint à merveille l’entourage d’une personne ayant ces problèmes ; à la fois ils essaient d’être le plus présent possible pour la personne, à la fois ils aimeraient que tout soit plus simple ; ce que je comprends. 
Quant à Davis, je l’ai énormément apprécié. Il ne se rend pas compte à quel point il est important pour Aza et en plus de cela, il est tellement gentil,doux et lui aussi très courageux. Son père a disparu et il doit s’occuper lui-même de son frère tout en ne perdant pas la tête de son côté. Sa passion a été très intéressante à découvrir, j’ai adoré cette relation avec le ciel. 
Aza et Davis ont un passé commun, une perte commune qui ne fait que renforcer leur crédibilité aux yeux du lecteur. 

Le résumé nous informe qu’il va être question d’une enquête pour retrouver Russel Pickett mais ce n’est pas vraiment le cas. Certes, il y a une enquête mais ce dont il est vraiment question ici, ce sont les troubles psychiques, l’anxiété, l’amour, l’amitié, l’adolescence. Ce revirement de situation ne m’a pas dérangé, bien au contraire, si j’ai emprunté ce livre à la bibliothèque, c’était vraiment pour voir comment John Green allait traiter tout ces thèmes. Quand j’ai appris que ce livre était en partie autobiographique, j’ai été d’autant plus touché par ma lecture. L’auteur aborde à la perfection ces sujets dont il a été lui aussi victime ; ce roman est une vraie réussite.
La plume de l’auteur m’a plu, ce qui n’était pas forcément le cas pour ses autres histoires. J’ai noté pas mal de citations très belles et surtout très vraies.

La fin m’a brisé le coeur, John Green a un message pour nous, pour toutes les personnes souffrant de troubles mais surtout pour lui-même ; un message d’amour porteur d’espoir, un message que toutes les personnes qui peuplent notre planète devraient lire. 

« Les pensées ne sont que des pensées. Elles ne sont pas vous. Vous appartenez vraiment à vous-même, même quand elles vous échappent. » p201

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5 Commentaires

  1. redbluemoon

    6 août 2018 à 16:39

    Contente que ce livre t’ait plu ! Je me doutais que tu allais aimer quand j’ai lu plusieurs avis dessus !

    Dernière publication sur Redbluemoon : Les Noces de la Renarde de Floriane Soulas

    Répondre

    • areadingirl

      6 août 2018 à 19:58

      Tu devrais le lire aussi ;) !

      Répondre

  2. Manon

    11 août 2018 à 12:08

    Tout comme toi j’ai beaucoup aimé ce livre!
    Un roman triste, touchant et très poétique je trouve et qui nous en apprends plus cette maladie.
    Mon livre est rempli de petits post-it, il y a tellement de belles citations! Notamment celle que tu as écrit, que j’ai moi même mis sur ma chronique tellement elle est vrai.

    Répondre

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