Accueil Drame Chronique :  » La vitesse sur la peau  » – Fanny Chiarello.

Chronique :  » La vitesse sur la peau  » – Fanny Chiarello.

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Genre : Drame

Editeur : Rouergue ( doado)

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 172

Ma note : 18/20

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Synopsis : Depuis un an, Elina ne parle plus à personne, ni en famille ni au collège. Son activité principale est de végéter parmi les végétaux. Au jardin des Plantes, elle fait la plante, assise sur un banc. Personne ne l’a jamais abordée, pour lui demander l’heure, son prénom ou même un mouchoir en papier.
Puis un jour elle se met à courir, mais en sens inverse des aiguilles d’une montre, pour rembobiner le temps jusqu’à la retrouver, elle, sa mère disparue. Et quelqu’un lui adresse enfin la parole ;  Violette, une ancienne marathonienne en fauteuil roulant, une femme libre, déroutante.
Grâce à sa présence, Elina va réapprendre à parler, danser, crier. A pleurer aussi. Car Violette possède un secret bouleversant.

 

Mon avis : Tout d’abord, je tiens à remercier les Editions Rouerge pour cet envoi. Le synopsis de ce livre me tentait énormément, bien que triste, l’histoire avait l’air intéressante et, en effet, j’ai été très surprise tout au long de ma lecture.

Dans cette histoire, nous suivons Elina, une jeune fille qui ne parle plus depuis le décès de sa mère, la seule activité d’Elina est d’aller dans un parc et d’attendre que le temps passe en se contentant de regarder les gens vivre.

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Elina, plus précisément, sa fragilité, on sent à travers les mots que quelque chose est brisé en elle, elle a perdu la personne la plus précieuse au monde à ses yeux et elle ne peut pas continuer de vivre, elle stagne, n’avance pas, elle regarde chaque seconde de sa vie partir dans l’unique but de retrouver sa mère disparue.

J’ai d’autant plus aimé le personnage de Violette, c’est à peu près le même personnage qu’Elina mais avec plus d’expérience et plus âgée, évidemment.

L’amitié qui va lier ces deux personnages est sublime, ils sont tous les deux détruits par la vie mais c’est justement cette destruction qui va leur permettre de créer ce lien si particulier, ensemble, elles réapprennent à  » respirer « , chacune aide l’autre à sa manière sans vraiment s’en rendre compte, comme si tout cela était naturel.  Je trouve que c’est avec cette amitié que l’on réalise que l’amitié n’a pas d’âge, ce sont juste deux femmes qui se ressemblent et qui s’accrochent l’une à l’autre pour tenter d’apercevoir de nouveau la lumière.

La plume de l’auteure est merveilleuse, je l’ai trouvé poétique et vraiment agréable à lire, on ne voit pas les pages passer, on les tourne encore et encore pour savoir la suite, pour encore avoir le plaisir de gouter à l’écriture de l’auteure, certaines phrases ou explications sont vraiment sublimes.

La fin du roman m’a étonnée, je m’attendais à quelque chose de plus sombre puisque tout le roman est basé sur le deuil pourtant, j’ai apprécié cette fin, on arrive à une finalité, on voit tout le chemin qu’Elina a parcouru entre le refus d’accepter la mort de sa mère et la fin du roman, un parcours douloureux qui ne fait que renforcer notre héroïne.

Je pense que ce roman est très intéressant à lire, d’une part parce qu’il traite du deuil et de la reconstruction mais d’autre part car je pense que ce roman peut amener à une certaine réflexion, peut-être différente selon chaque lecteur mais une réflexion quand même sur ce qu’est réellement la vie, le deuil, moi qui n’ai encore jamais perdu un être cher, j’ai ressenti tout un tas d’émotions plus fortes les unes que les autres. 

Je relirai sans aucune doute ce livre dans quelques années car je pense que je n’aurais pas le même ressenti dans trois ou cinq ans face à cette lecture.

C’est un magnifique roman que je conseille à chaque personne qui recherche émotions fortes et légèreté à la fois.

En conclusion, ce livre était une merveilleuse découverte, j’ai hâte de pouvoir lire d’autres livres de cette auteure.

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Un commentaire

  1. BlueMoon

    16 novembre 2016 à 21:36

    Je n’ai pas lu ce livre, mais ta chronique donne envie aux lecteurs potentiellement intéressés ! J’ai lu peu de livres sur le deuil, mais celui-ci semble fort !
    Bonnes lectures !

    Répondre

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